L'ART  DE  LA  PIERRE SECHE
(Architecture  vernaculaire)
André Lopez
 avec la collaboration de Francis Marcou 

                                                     
1- Introduction                                                 
       L'art de la pierre sèche ("architecture vernaculaire") est une technique de maçonnerie consistant à poser sans mortier ou autre liant des blocs, moellons, dalles,   plaquettes, et  en confectionner des tas d'épierrement, des murs extérieurs, ceux d'habitations temporaires et leurs voûtements.
        Il est  présent
presque partout dans les garrigues du Saint-Chinianais et du Minervois et y témoigne d'une occupation du territoire souvent fort ancienne (CD-Rom).
      
Depuis des millénaires, l'Homme a directement utilisé les matériaux du substrat géologique pour ériger des mégalithes, édifier des clapas, murs, capitelles, cabanes, et aménager des drailles.
        Plutôt qu'une coutume ou une tradition, il s'agit là d'un aspect culturel fondamental ayant bouleversé la physionomie régionale, comme ailleurs en Languedoc, y compris dans la région des Grands Causses.
      Toutes ces productions architecturales, quelle qu'en soit l'ancienneté, ont  été élaborées à partir de la roche sous-jacente ou voisine, donc de formations géologiques variées : schiste, basalte (plateau de l'Auverne près de Clermont l'Hérault) et, dans notre région, grès, surtout calcaires. Elles font corps avec son "socle" et surtout avec cette formation végétale particulière qu'est la Garrigue languedocienne au sens des botanistes (CD-Rom). Elles en sont devenues indissociables.
          Nous leur adjoindrons divers anciens lieux de passage qui traversent la garrigue et sont incorporés au substrat : voies romaines, drailles, chemins de St Jacques
         
2- Constructions historiques
2.1- Généralités
       Ces constructions appartiendraient à l'architecture des temps modernes, XVII eme, surtout XVIII eme et XIX eme siècles, et n'ont donc aucun rapport avec les mégalithes préhistoriques, sinon de voisinage immédiat dans le cas exceptionnel du dolmen n°2 de la Serre Pascale (Fig.b).  Leurs époques respectives sont en effet trop éloignées l'une de l'autre ;  leurs places socio-économiques sont différentes ; les techniques de construction ne sont pas les mêmes, malgré toutefois certaines analogies comme les voûtes en encorbellement ("tholos"). Le calcaire du Saint Chinianais et du Minervois (Crétacé, Eocène) est un matériel de choix dont la diversité des faciès
         Elles
sont toujours anonymes et traduisent un  travail opiniâtre de paysans auto-bâtisseurs.
       Elles entrent toutes dans le cadre de l'architecture rurale par leur installation dans les campagnes à proximité de terroirs, par leurs fonctions essentiellement agricoles et pastorales, par leur fréquentation occasionnelle, temporaire ou saisonnière. Elles relèvent d'une architecture populaire campagnarde  apparue simultanément  dans diverses régions, débordant notre cadre méditerranéen et caractéristique de la classe sociale qui les a produites et utilisées, de ce fait, "vernaculaire".    
      
Le calcaire du Saint Chinianais et du Minervois (Crétacé : Maastrichtien ;  Eocène) était un matériel de choix dont la diversité des facies géologiques se traduit par celle des formes sous lesquelles ses strates de surface ont pu être débitées. Les "grès à reptiles" du Campanien (Crétacé) ont été également utilisés, surtout près de Cébazan (Fig.).
       - Moellons bruts, non taillés (de forme quelconque, grossièrement rectangulaire ou trapézoïdale, lités) ou ébauchés, c'est à dire sommairement taillés,

      
- Libes, qui sont de grandes dalles bien litées ou de gros blocs de pierre ébauchés.
       - Plaquettes ou lauzes (lauses), d'un gabarit inférieur et dont la surface est trés importante par rappot à l'épaisseur. 

     - Pierraille ("caillasse"), constituée par de petites pierres informes, pouvant être issues de la gélivation, et par les chutes de taille. Elle prend le nom fonctionnel de "blocaille", "blocage" ou même "fourrure", lorsqu'on en a rempli un mur entre ses parements.   
2.2- Dérochements et épierrements
      La dureté de tous ces matériaux est également variable, les couches minces et tendres fournissant surtout des lauzes, et les bancs épais, des blocs plus ou moins volumineux. Ils sont tous issus de la surface du sol, accessoirement  par découverte lors de la préparation agricole d'une parcelle, le plus souvent par dérochements et epierrements.   Les produits lithiques se présentent sous plusieurs aspects :  les tas (clapiers, clapas), monceaux informes ou structurés pouvant compter des centaines de mètres cubes de blocs, de pierraille en vrac et atteindre plusieurs mètres de hauteur (Fig. ).
    Comme leurs noms l'indiquent, les dérochements ont consisté à détacher des pans de la roche affleurante avec des outils (coins, pics, barre mine), et les épierrements, à retirer des pierres encombrant les futures parcelles agricoles lorsqu'on a les défrichées. Alors que les premiers ont fourni d'emblée une énorme quantité de produits lithiques, les épierrements n'en ont livré que sur une longue durée pour la réfection des murs et l'exhaussement  des tas.
     Les produits lithiques se présentent sous plusieurs aspects :  
          les tas (clapiers, clapas), monceaux informes ou réguliers pouvant compter des centaines de mètres cubes de blocs, de pierraille en vrac et atteindre plusieurs mètres de hauteur (Fig. 4 à 6). Ces tas sont en général  directement installés sur le sol.

      

Tas Linquières 1
Tas Linquières 2
Fig.1 - Petit tas d'épierrement irrégulier, Les Linquières
Fig.2- Autre petit tas d'épierrement, Les Linquières
Environnement végétal : pelouse, Filaires
Environnement végétal : brousse à kermès, pins d'Alep

Tas Linquières 3
Fig.3 - Tas d'épierrement irrégulier monumental, Les Linquières
Environnement végétal : brousse à kermès, pins d'Alep


Clapas Bous.1
Fig.4 - Tas d'épierrement régulier, Le Bousquet, Saint Chinian
Nature  géologique : calcaire sinémurien
Environnement végétal : pelouse, pins d'Alep

Mais ils peuvent l'être aussi, du moins en partie, sur un "socle" rocheux, ce qui leur assure une assise plus solide (Fig.5,6 : flèches), en particulier  au niveau des pentes (Fig.6).

Clapas Bous.2
Clapas Bous.3
Fig.5 - Le même que dans la Fig.4, autre vue
Fig.6 - Autre clapas régulier, Le Bousquet.
Nature  géologique : calcaire sinémurien
Environnement végétal : pelouse, pins d'Alep
Nature  géologique : calcaire sinémurien
Environnement végétal : brousse à chênes kermés


     ► les cordons

     ► les  murs dits clapiers.

2.3 -Murs en pierres sèches  

2.3.1 - Structure d'ensemble  

      Ils comportent une série d'assises superposées, Murs en pierres sèches en blocs plus ou moins réguliers formant  un ou deux parements, et un blocage en pierraille . Lorsque le mur a séparé des parcelles,  il se compose de deux parements et du blocage intermédiaire. Lorsque la parcelle est isolée en pleine garrigue, il n’existe qu’un seul parement, la pierraille ayant été rejetée derrière lui en désordre. Un parement peut être vertical, d'aplomb, ou, plus souvent, légèrement incliné vers l'intérieur du mur. Il présente alors un "fruit".                        
      Si l'on se réfère à un modèle "idéal", l'assise inférieure (dite "de fondation" ou "semelle") est  formée de blocs plats,  généralement horizontaux et d'épaisseur uniforme. Elle fait défaut lorsque le rocher, parfois trés incliné (Fig. ), sert directement de support.
      


Mur sur rocher
Mur sur rocher 2
Fig. Mur (ruiné)  sur un rocher  incliné, Montmajou
Fig. - Autre mur (trés ruiné) sur un rocher incliné. Montmajou
Strates calcaires redressées, au-dessus d'un chemin
Strates calcaires redressées, sur un versant


Mur sur rocher 3
Fig. - Mur de soutènement sur rocher
Croupe calcaire, garrigue de Cessenon



       
Les assises sus-jacentes sont des rangées horizontales de pierres ayant en gros la même hauteur et dont une partie s'extériorise pour  s'intégrer au  parement :  soit l'une des extrémités ("boutisses") ;  soit tout un côté disposé dans le sens de la longueur ("panneresses").  Par  places, des "boutisses" dites "traversières" ou "parpaignes" occupent toute la largeur du mur  et présentent alors leurs deux extrémités en parement. Tout l'espace compris entre deux parements est comblé par les débris informes du  blocage ("blocaille", "fourrure").
        La rangée supérieure  forme le "chaperon" ou "couronnement" du mur. Ses pierres, qui peuvent être de grandes dalles (lauzes) plus ou moins débordantes, sont horizontales, posées de chant ou obliques, constituant  alors un "épi de faitage" ou "hérisson". Lorsque ces dalles et (ou) la blocaille aplanie se prêtaient aux déplacements,  il devenait possible de marcher sur le faîte du mur (« chemin clapier »).
        L'extrémité ou "tête" du mur a des angles formés par des "boutisses" et "panneresses" alternant en "besace".
       Une même structure d'ensemble se retrouve dans la paroi des capitelles
       Ces murs peuvent présenter des escaliers en volée ou engagés, des abris (niches, "guérites") ou  des capitelles incluses.

       En fait,  la réalité dans notre région est  souvent différente car les murs y ont maçonnerie plus fruste, le matériau lithique  ayant un aspect brut,t non élaboré et représentant surtout, comme dans les clapas,  une accumulation de pierres retirées des parcelles Le parement est ainsi en pierres  informes, anguleuses, disposées en boutisses et empilées sans soin. Leur "semelle" est absente ou discontinue ; les assises  sus-jacentes offrent un aspect plus ou moins désordonné ; le "couronnement" fait défaut, la face supérieure du mur étant nivelée par la "blocaille" affleurante. Il s'agit donc en pareil cas, d'une maçonnerie à "pierre crue" ou "écrue".
       
      
Mur.épier.1
Mur.épier. 2
Fig. - Mur clapier à un parement, Serre Pascale
Fig. - Autre mur clapier à un parement, Serre Pascale
Environnement végétal : pinède à  pins d'Alep
Environnement végétal : brousse à kermès

 ...
Chemin clapier Montmajou
Fig.  - Chemin clapier colossal à deux parements, Montmajou est
Environnement végétal : brousse à kermès


Mur Cruzy 1
Mur Cruzy 2
Fig.  - Mur à deux parements, Cruzy. Vue ascendante
Fig.  - Mur à deux parements, Cruzy. Vue descendante
Environnement végétal : romarin, pinède

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2.3.2Murs d'enclos

Murs.encl.Bous.1
Fig. -Murs d'enclos du Bousquet, Saint Chinian
Nature  géologique : calcaire sinémurien
 Environnement végétal : pins d'Alep, filaires


          Le plus spectaculaire des murs d'enclos est celui du lieu-dit  "Les Guitardes" ou "Le Rocher". Ce dernier est un plateau  calcaire (Crétacé : Maastrichtien) s'étendant au sud- sud ouest de Saint Chinian, dans le voisinage immédiat du village que domine son bel alignement de falaises, riches en plantes saxicoles.
            Il est remarquable par sa  masse, son étendue et sa situation à pic sur les corniches.
             
Mur enclos Le Rocher 1
Mur d'enclos du "Rocher"("Les Guitardes"), Saint Chinian
Le mur est bati en bordure de falaises. Arrière plan : Notre Dame de Nazareth.
                                                                                                      
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2.4 Capitelles  

           Les capitelles  représentent un type d’habitat temporaire plus souvent rencontré dans la garrigue proprement (CD-Rom) que dans le maquis (CD-Rom).
       Il s'agit
de petites constructions relevant aussi de la maçonnerie en pierre sèche, généralement bâties en blocs de calcaire, moins souvent en grès ( Saint Chinianais).
         Les capitelles  s'intègrent le plus souvent  aux autres aménagements en pierres sèches, beaucoup d'entre elles étant incluses dans des murs d’épierrement qui peuvent y converger (Fig. ) Lorsqu'elles sont isolées, elles présentent  une forme extérieure arrondie, exceptionnellement quadrangulaire (Le Bousquet, Saint Chinian Fig.b) De plan intérieur toujours ovale ou circulaire, elles montrent une voute à pierres  inclinées-encorbelées,  procédé classique du franchissement de l'espace. Leurs forme et plastique originales sont liées à la nature géologique des matériaux utilisés.
       
 Elles sont appelées "cazelles" sur les Grands Causses, souvent aussi «cabanes», mais ce dernier nom nous semble devoir être réservé à des structures d'un usage différent, plus ou moins quadrangulaires, pourvues d'une charpente et d'une couverture végétale (chaume). 

      Elles se situent soit en pleine végétation de garrigue, dont la densité inextricable et "piquante"peut rendre leur accés actuel trés difficile, soit à sa lisière, souvent  alors en bordure de vigne.
        Leur age a suscité aussi des controverses. Elles seraient liées à un système d’économie de la garrigue relativement récent et en aucun cas «préhistorique» selon divers auteurs (  ), les datations, du moins pour la garrigue nîmoise, étant comprises entre la deuxième moitié du XVIIIe  siècle et la première du XIX eme.  

        Toutefois, rien ne prouve encore que leur ancienneté ne puisse être plus grande dans l’ouest de l’Hérault où certaines capitelles,  comme celle des Devès (Fig.a)
ont un caractère atypique fort intrigant.

         D'une manière générale, les parois sont bâties en moellons pour les parements, les voutes avec des dalles (lauzes) et les linteaux avec de gros blocs. De la pierraille sans forme définie remplit l'intérieur des parois pour le blocage (Fig,) comme dans d'autres murs, tandis que des pierres aplaties calent les gros blocs et en obturent les interstices.

Coupe capitelle 1
Fig. -  Capitelle "décapitée", en "coupe" transversale. Montmajou est.
B, blocaille ; Pe, parement externe ; Pi, parement interne

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          Le couvrement d'entrée est un linteau en pierre ou un arc clavé.
         Le linteau peut être formé soit par une grande dalle unique, soit par 2 ou 3 blocs successifs. Il est posé à plat, saillant ou non, ou sur la tranche. 
         Il peut  également consister en une  dalle reposant sur deux autres, plus petites, placées en panneresses ou en corbeaux sur la partie supérieure des piedroits.
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Capitelle dans murs.......

Capitelle petit bois 1
Capitelle petit bois
Fig.   Capitelle du "Petit bois" de Cébazan
Fig.   Capitelle du "Petit bois", détail à gauche de l'entrée
Nature  géologique : gré campanien "à reptiles"
Environnement végétal : pinède et maquis (incendiés)
Nature  géologique : gré campanien "à reptiles"
Environnement végétal : pinède et maquis (incendiés)


Capitelle Cébazan 1
Capitelle Cébazan 2
Fig. Capitelle et muret unilatéral, près de Cébazan. Vue de face
 Fig.    Les mêmes, vue latérale. La capitelle est bâtie sur du rocher
Nature  géologique : gré campanien "à reptiles"
Environnement végétal : pinède à  pins d'Alep et son sous-bois


Capit.,mur,Mont.sud
Capitelle Mont. sud
Fig. - Capitelle dans un mur de soutènement, Montmajou sud
Fig. La même. Entrée vue de face
                                                                                                                  Nature  géologique : gré campanien
Environnement végétal : pelouse, filaires, chênes à kermès, petit pin d'Alep


Capitelle Le Rocher 1
Capit. Serre Pascale 1
Fig. - Capitelles du "Rocher". La Rouquette, Saint-Chinian Fig. - Capitelle de la Serre Pascale
Environnement végétal : pelouse à Brachypode, sous-arbrisseaux, pins d'Alep.
Environnement végétal : brousse  à kermès, pins d'Alep
         

Capit.filaire 1
Capit.filaire 2
Fig.- Capitelle du causse d'Assignan-Tudéry, vue antéro- latérale
Fig.- La même, vue postérieure
Une Filaire (Phillyrea latifolia) devenue arborescente barre presque l'entrée
 La Filaire est visible à l'arrière plan.


Capit.Linq.2 murs
Fig. - Capitelle avec deux mursconvergents, vue postérieure. Les Linquières
Environnement végétal : pelouse, vieil amandier contre la porte de la capitelle


Fig.b - Capitelle carrée isolée. Le Bousquet, Saint Chinian
Capit.car.Bous.1
Nature  géologique : calcaire sinémurien
Environnement végétal : brousse à kermès, pins d'Alep

 Rampes, contre-murs......

Capit.Linq.ram.1
Capit.Linq.ram 2
Fig - Capitelle à rampes, Les Linquières. Vue du sud-ouest.
Fig. - La même, vue du sud-est
Environnement végétal dominant : brousse à chêne kermès, pins d' Alep.  Les Cèdres visibles ont été plantés ( à tort !)


Voutes.....

Voute capitelle 1
Voute capitelle 2
Fig. - Voûte d'une capitelle des Linquières
Fig. - Voûte d'une autre capitelle des Linquières
Le faîte est constitué par une seule dalle. Calcaire
Le faîte est constitué par de nombreuses lauzes en encorbellement

Capit.mur.Bous.4
Capit.bout.Bous.3
Fig. -Voûte d'une capitelle du Bousquet, Saint Chinian
Fig. -Voûte d'une autre capitelle du Bousquet, Saint Chinian
Le faîte est constitué par une seule dalle. Calcaire. Flèches (Fig. ) : toiles et ponte d' Araignées Tegenaria


Voute Montmajou sud
Fig. - Voûte d'une capitelle  de Montmajou sud
Le faîte est constitué par une seule dalle. Grés campanien

Capitelles "atypiques"
        La plus remarquable est celle des Devès  découverte par Francis Marcou (Fig.  ) dans une garrigue dominant la route de Cruzy. Elle est pourvue de deux couloirs, l'un d'entrée et l'autre perpendiculaire au précédent. Les voutes ne comportent pas d'encorbellement et sont constituées par de grosses dalles posées à plat. Elles se sont en partie éboulées à l'extrémité du deuxième couloir.


Fig.a- Capitelle à deux couloirs, entrée. Les Devés
Fig. La même, partie droite correspondant au couloir latéral
Capit.J.devant 1
Capit.J.devant 2
                                                                                                                      Nature  géologique : calcaire
Environnement végétal : brousse à chêne kermès


Capit.J.coul.1
Capit.J.coul.2
Capit.J.dessus coul.2
Fig. - Entrée et premier couloir
Fig. - Deuxième couloir éclairé à l' extrémité Fig.  -Extrémité du  couloir 2 effondrée
E, deux effondrements de la voute du couloir 2 (extrémité) ; L, linteau de l'entrée ; V, voute au fond couloir 1. Flèche : entrée couloir 2

Capiut.J.arrière
Fig. - Vue arrière de la capitelle avec un angle en grosses dalles
Nature  géologique : calcaire
Environnement végétal : brousse à chêne kermès

2.5 - Guérites
       
          Parfois appelées "pastourelles" dans d'autres régions, les guérites sont situées dans des murs ou des pierriers.  Elles s'y ouvrent plus ou moins  largement  en façade. Leurs parois sont formées de  pierres sèches, les supérieures plus ou moins  encorbellées et inclinées vers l'extérieur en auvent.


Guérite Montmajou sud
Guerite.Bous.1
Fig. Guérite dans un mur de soutènement. Montmajou sud
Fig. Guérite dans un mur de soutènement.
  Le Bousquet, Saint Chinian
Nature  géologique : gré campanien
Environnement végétal : pelouse, filaires
Nature  géologique : calcaire sinémurien
Environnement végétal  : cades, chênes verts, filaires

3 - Aménagements intérieurs

Capit.mur.Bous.6  
  Capit.bout.Bous.2
Fig. - Capitelle du Bousquet, St Chinian : sièges,  niche murale
Fig. - Capitelle du Bousquet, St Chinian : banquettes
Nature  géologique : calcaire sinémurien


4 - Evolution dans le temps

       Les capitelles ont une durée de vie liée à leur utilisation pratique et à ses vicissitudes.  Dès leur abandon, elles cessent d'être entretenues et s'acheminent peu à peu vers la ruine (Fig.  ), qu'accélère une mauvaise qualité de construction et qui débute souvent par un effondrement de voûte.  
        En sont naturellement responsables l'action des intempéries, les moellons de grès s'émoussant et se désagrègeant  plus rapidement que les blocs calcaires sous l'action du vent, de la chaleur et du gel (thermoclastie), les séismes ainsi qu'une végétation envahissante, arbres compris (Fig. )..
      Mais  elles peuvent être aussi démantelées volontairement : opérations de remembrement rural pour agrandir des parcelles avec mises en culture et plantations d'arbres ; réutilisation des pierres pour remblayer les routes et les chemins, construire même...des résidences secondaires ; actes de vandalisme par escalade, feux, transformation en dépotoirs, aménagement d'affûts pour la chasse, recherche de fossiles, tout autant d'actes menaçant un patrimoine humain.
                                                                           
Capitelle ruinée 1
Capitelle ruinée 2
Capitelle ruinée : plateau de Fontcaude (prés  lieu-dit "Jasse neuve")
Capitelle ruinée près de Cazedarnes (lieu-dit "Le Causse")
Arrière plan : vigne installée à l'emplacement d'une garrigue détruite
Environnement végétal dominant : brousse à chêne kermès


Capitelle ruinée 3
Fig. -Capitelle effondrée près de Cazedarnes (lieu-dit "Le Causse"). Le linteau et la voûte sont visibles sur le sol
Environnement végétal  : brousse à chêne kermès, chênes verts, filaires

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Guerite. Bous.2
Fig. Guérite. Le Bousquet, Saint Chinian
Elle est déjà occupée par un petit chêne vert. D'autres l'entourent.



3 -  Anciennes voies
3.1 - Chemins de St Jacques de Compostelle
3.1.1 -  Chemin du Saut du Chien, plateau de Fontcaude, Cazedarnes (St Chinianais)

Chemin St Jacques 1
Chemin St.Jacques 2
Chemin St.Jacques 3
Fig.  Saut du Chien, vue vers le nord
Fig.  Saut du Chien, vue vers le sud
Fig.  Saut du Chien, vue vers le sud, détail
Environnement végétal  :  chêne kermès,  buplèvre ligneux, romarin, térébinthe, cade. Cascade sur tufs (capillaires de Montpellier)


                   
                                           Sous-site en construction