Dans le prosoma (céphalothorax) : la glande acronale (clypéale) des Argyrodes (Theridiidae) et autres Araignées (Linyphiinae, Erigoninae) mâles ; le rostre et sa glande rostrale ; le labium et la glande labiale ; les lames maxillaires ou gnathocoxae et leurs glandes « salivaires » présentant un dimorphisme sexuel chez les Araneidae (Araniella, Nuctenea, Aculepeira, Cyclosa, Kaira), les Linyphiidae (Leptyphantes, Linyphia, Erigoninae) et les Leptonetidae(Leptoneta, Paraleptoneta) ; les glandes segmentaires dont celles des replis y compris l’organe « gustatif » du pharynx et la glande rétrognathocoxale (Metepeira, Leptyphantes) ; la glande labiosternale (« ex organe sternal ») des Theridiosomatidae tels que Wendilgarda, Naatlo et Theridiosoma ; les chélicères avec certaines formes de glandes venimeuses et autres glandes chélicériennes ; le bulbe copulateur des pédipalpes mâles avec le tube séminifère, sa cuticule originale et sa glande palpaire ; la glande tibiale dans les premières pattes ambulatoires du mâle d’Alopecosa (Lycosidae).
Dans le pédicule : les glandes pédicellaires et les sensilles (organes lyriformes) de Meta bourneti, Meta menardi, d' Argyroneta aquatica, d’ Uroctea durandi et autres Araignées ; les sensilles ("archet") de l’appareil dit « stridulatoire » chez les Argyrodes.
Dans l’opisthosoma (abdomen) : le canal déférent du mâle de Telema tenella et ses spermatophores ; la spermathèque des Telemidae femelles (Telema, Apneumonella) ; l’appareil épigastrique des Araignées mâles comprenant les glandes prégonoporales avec leurs fusules , les organes gonoporaux (sensilles) et des glandes à phéromones ; d’autres structures génitales propres aux Araignées femelles comme les obturateurs (« bouchon d’acccouplement » ou mating-plug), en particulier chez les Argyrodes, et la glande rétrogonoporale des Leptyphantes ; les glandes productrices d’allomones telles que le tissu endocrinoïde abdominal des Mastophorines (Mastophora, Celaenia : Araneidae), des Cyrtarachneae (Poecilopachys australasia) et l’appareil séricigène de Kaira alba dont les glandes agrégées sont extraordinairement modifiées (glandes botryoïdes).
Sur le plan ultrastructural, leurs cellules et tissus présentent de remarquables organites liés à une fonction sensorielle (tels que le corps tubulaire des sensilles) et surtout, à des activités glandulaires ; microvillosités apicales de forme parfois inhabituelle ; replis basaux du plasmalemme ; enveloppe nucléaire riche en pores ; réticulum endoplasmique lisse et granulaire très développés ; appareil de Golgi constitué par de beaux dictyosomes ; vésicules et grains de sécrétion pouvant être très complexes ; chondriome abondant ; existence fréquente d’une invagination de la cavité extracellulaire logeant un canalicule récepteur et un appareil terminal (end apparatus) comme dans certaines glandes d’Insectes (classe3 ). En outre, il peut exister des jonctions intercellulaires adherens, septées, des systèmes particuliers de canaux excréteurs aboutissant à des pores, ainsi que des différenciations uniques de la cuticule, notamment de l’épicuticule et de l’endocuticle du tube séminifère, diversement ajourées.