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ANATOMIE DES ARAIGNEES
:
VINGT-CINQ
ANS DE RECHERCHES |
Tube séminifère et glande palpaire |
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| Fig.1- Theraphosa leblondi (Guyane)
: femelle, vue antéro-dorsale. Photo Lopez,
2400 |
| Pd, pédipalpes
; Ch, chélicères ; Tr, trochanter ;
F, fémur, P, patella, Tb, tibia, Mt, métatarse,
Ta, tarse de pattes ambulatoires |
Alors que ces dernières sont formées de
7 articles (hanche
ou coxa, trochanter, fémur,
patella, tibia, métatarse
ou basitarse, tarse avec un prétarse de 2 à 3 griffes), (Fig.1,Schéma 1),
les pédipalpes n’en comportent
que 6 : gnathocoxa,
trochanter, fémur, patelle, tibia
et tarse muni d’1 griffe
chez les femelles seulement
(Schéma 2).
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Schéma 1- Patte ambulatoire d'Araignée
et ses articles |
Schéma 2.- Palpe
d'Araignée femelle et ses articles |
| Co, coxa ; Gn,
gnathocoxa ; Tr, trochanter ;
F, fémur ; P, patella ; Tb, tibia ; Ta,
tarse ; Mt, métatarse
; Ta, tarse ; Gr, griffe(s) tarsale (s). |
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Chez
toutes les Araignées mâles, et quelle que soit
leur position systématique, les deux pédipalpes sont différenciés
à leur extrémité
tarsale en un organe d’accouplement « hautement original, sans équivalent
direct dans les autres groupes animaux » (Millot,1968).
Comparé par R.Legendre à un minuscule
« gant de boxe », il permet
de reconnaître un mâle
d’Araignée d’emblée, « …at a glance… »(Snodgrass,1965)
(Fig.2 à 7), alors même que ce dernier
est encore immature (Figs.4).
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| Fig. 2 - Pholcus phalangioides,
mâle : vue latérale droite |
Fig. 3 - Archaea
sp., mâle (Madagascar)
: vue latérale droite. Observer le prosoma trés élevé et ses chélicères falquées. |
Fig.
4 - Araniella cucurbitina,
mâle immature vue ventrale |
| P,
palpes avec leur renflement bulbaire caractéristique |
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| Fig. 4a, prov - Meta
bourneti, mâle immature,
vue latérale gauche Flèche : palpe |
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| Fig. 5 - Tegenaria parietina, mâle
: vu de face |
Fig. 6 - Araneus
sp. , mâle : vue ventrale. |
Fig. 7 - Erigone dentipalpis, mâle : vue
latérale gauche. |
| P,
palpes avec leur renflement bulbaire caractéristique
et des apophyses (Fig.7). |
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Sa taille est parfois si considérable
(certains Theridiidae
tels Tidarren fordum
Keys., Echinotheridion)
qu’il constituerait pour l’animal
un « handicap » le contraignant à
amputer l’un des deux renflements
tarsaux avec ses chélicères
lors de l’avant-dernière mue (Chamberlin
& Ivie,1934) (Schémas 3,4)
.
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| Schéma
3 - Tidarren
mâle à palpe
unique (P) (d'après Chamberlin et Bonnet) |
Schéma
4 - Echinotheridion
mâle à palpe unique (P) (d'après Levi) |
Comme le prouve sa musculature, l’organe copulateur n’est autre
que le segment apical (prétarse) du pédipalpe qui a subi un développement quasi-extravagant alors qu’il se réduit chez
la femelle à la seule griffe palpaire (Schéma 2).
Il est essentiellement constitué par un bulbe copulateur globuleux
ou piriforme qui s’effile à
son sommet en un style ou
embolus jouant le rôle
de pénis et repose sur une alvéole du tarse modifié rappelant par sa forme une « cuiller », le cymbium, que complète
parfois un paracymbium. Ces deux composants représentent la quasi-totalité
de sa structure chez les Araignées Haplogynes et Orthognathes
(Schéma 5, Fig.8 à 10).
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| Schéma
5- Aspect général d' un palpe d'Araignée haplogyne
et son bulbe |
Fig.8 - Leptoneta infuscata minos : palpe entier, avec bulbe. M.E.B. | Fig. 9-Ochyrocera caeruleoamethystina palpe entier,
bulbe. M.E.B.
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Fig.10-Ochyrocera thibaudi
: bulbe. M.E.B. |
| B,
bulbe et son style S ; F, fémur
; P, patella ;
T (Tr), trochanter ; Ta,
tarse ; Tb, tibia ; Ts, tube séminifère
(vu par transparence). |
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Mais l’organe peut être
beaucoup plus complexe dans
le cas des Entélégynes où il comporte
également des pièces chitineuses
rigides, les sclérites, ainsi que des parties molles fibro-élastiques, en coussinet extensible,
chacune appelée haematodocha. Les sclérites ont des noms particuliers : conducteur qui soutient
le style, tegulum, subtegulum, apophyses terminale
et médiane,
stipes, radix…auxquels s’ajoutent des prolongements
variés (apophyses, crochets…) des autres articles du palpe (hanche, fémur, patella, tibia) (Schéma 6, Fig.11
à 13).
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| Schéma
6 - Aspect général d' un palpe d'Araignée entélégyne
et son bulbe |
Fig.11 - Argyrodes cognatus : palpe entier, avec bulbe. M.E.B. |
Fig.12 -Argyrodes cognatus : bulbe isolé, autre vue.
M.E.B. |
Fig.13- Anelosimus eximius : bulbe isolé.
M.E.B. |
| A,
alvéole ;Am, apophyse médiane
; B, bulbe
et son style S ; Co(Cd),
conducteur ; Cy (tarse, cymbium) ;
Gn, gnathocoxa ; H, haematodocha ;
P, patella ; Ra,
radix ;Ta, tarse ; Tb,
tibia ; Te,
tégulum ; Sp, stipes ; St,
subtegulum ; Ts, tube séminifère (vu par
transparence). |
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Leurs formes et dispositions
varient d’un groupe taxonomique à l’autre, y compris
entre les espèces d’un même genre ; elles
sont ainsi d’une diversité prodigieuse
n’ayant d’égale que celle de l’épigyne femelle
et, de ce fait, largement utilisée
en systématique. Au repos, les haematodochae sont collabées et les pièces chitineuses juxtaposées. Lors de l’accouplement ou par
artifice expérimental, les premières
deviennent turgescentes sous la pression hémolymphatique, dressant
alors les sclérites
qui se disjoignent et les faisant saillir,
ainsi que l’embolus, au-dessus de la surface de l’organe copulateur (Schémas 7 à 10).
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| Schéma
7 - Linyphia sp. : bulbe "au repos" |
Schéma 8 - Même bulbe en expansion | Schéma
9- Eriophora sp : bulbe
"au repos" |
Schéma
10 - Même bulbe en expansion |
| Am,
apophyse médiane ; At,
apophyse terminale ;
Co(Cd), conducteur ; Cy
(tarse, cymbium) ; Gn, gnathocoxa ;
H, haematodocha ; P,
patella ; Pc, paracymbium
; Ra, radix ; S, style ; Ta,
tarse ; Tb, tibia ;
Te, tégulum ; Sp,
stipes ; St, subtegulum . |
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Le
style ou embolus a une
disposition trés variable et se rattache,
d’après Comstock (1912), à deux grands
types. Dans le type
conné, il n’est
pas séparé de la partie moyenne du
bulbe et se présente
comme un simple prolongement rétréci ;de
ce dernier. Dans le type libre, une ou plusieurs « articulations »
mobiles le séparent du reste du bulbe et selon sa forme, il peut se rattacher
à 3 sous-types :
embolus coniforme, lamelliforme, spiralé. Chez Telema tenella (type conné), il est très court et revêt le curieux
aspect d’une apophyse unguiforme, close à
l’extrémité, prolongeant un bulbe globuleux très simple, déprimee
en «cuillère» au fond
de la quelle s’ouvre une fente étroite donnant accés
au receptaculum (Lopez,1980d). Il peut
être, au contraire, très
allongé (Scytodes, Nephila) (type conné), parfois démesurément chez certaines
Araignées Entélégynes (Fig.13), au point de se présenter
alors comme un filament spiral plusieurs fois plus
long que le corps du mâle (type libre). De plus, l’embolus
peut se rompre durant la copulation et reste
bloqué dans l’épigyne femelle de certaines espèces
d’Araneidae, notamment celles qui ne présentent pas de dimorphisme sexuel salivaire (Lopez,1977b). Ainsi «bouche»-t-il
les voies génitales et, en tant qu' obturateur embolique, empêche que la femelle ne
s’accouple à nouveau ultérieurement.
L’intérêt
microscopique des pièces
chitineuses palpaires est à peu prés
nul si on le compare à leur importance morphologique
soulignée par les systématiciens. Faisant donc
abstraction des haematodochae
et des pièces sclérifiées
enveloppantes, j’ai seulement étudié
le contenu du bulbe copulateur
représenté surtout par un tube séminifère
que prolonge dans le style
son canal éjaculateur.
Le tube est lui-même
constitué par un réservoir,
le receptaculum seminis,
avec son corps et
son fond ou fundus (Fig.14
à 16). Chez les Pholcidae,
le réservoir est court, globuleux
et ampullaire (Fig.17).
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| Fig.14.-
Scytodes thoracica
: bulbe et tube séminifère |
Fig. 15.- Détail
de la précédente |
Fig.16.- Segestria florentina:
bulbe et tube séminifère |
| B,
bulbe ; C, corps du receptaculum
; F, son fundus ;
Ts, sa paroi ; Ce, canal éjaculateur ;
G, gamètes (spermatozoïdes) ; P, patella ; S,
style ; Ta, tarse ; Tb, tibia. Le tube séminifère et son contenu gamétique
sont vus par transparence dans ces préparations éclaircies |
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| Schéma 11.- Tube
séminifère en coupe transversale |
| C, tube chitineux . E, épithélium
; L, lumière ;
Me, membrane palpaire externe ; Mi, membrane palpaire interne
; O, orifices ; S, spermatozoïdes ; 1, chambre
palpaire interne ; 2, chambre palpaire externe:
. |
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| Fig. 17.- Philodromus praelustris
Tube séminifère
en coupe histologique transversale |
| C, tube chitineux ; E,
épithélium ; L, lumière ; O, orifices
; S, spermatozoïdes ; 2, chambre palpaire
externe. |
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| Fig.18- Spermophora sp. : bulbe et tube séminifère |
Fig.18- Pholcus phalangioides : coupe du bulbe. |
| A, apophyse
tarsale ; B, bulbe ; Cu, cuticule ; Da, diaphragme anhyste ; E, épithélium
;F, fémur ; L, lumière; Rs, réservoir, vu
par transparence ; Sp, spermatozoïdes ; Ta, tarse ; V, microvilli.
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| Fig.12.- Dysdera erythrina
: tube séminifère en coupe histologique.
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| E, épithélium
avec ses "boules" de sécrétion ; L, lumière
; N, noyau de cellule épithéliale ; O, orifices
du tube chitineux ; S, spermatozoïdes.
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| Fig. - Wendilgarda mustelina arnouxi : épithélium
et ses diverticules |
Fig. - Argyrodes zonatus : épithélium
et ses diverticules |
| C,
conduit ou tube chitineux ; Cu, cuticule bulbaire ; G1,2,3, divers aspects
des diverticules glanduliformes ; E, épithélium superficiel
propre à Wendilgarda. Flèches : contenu (sperme) du tube
chitineux. |
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| Fig. - Hersilia vinsoni : épithélium
et ses diverticules en "glandes indépendantes |
| C, conduit ou tube chitineux
; Cu, cuticule bulbaire ; G, diverticules glanduliformes
pseudo-acineux ; P, patella ; T, tarse. Flèches: contenu
(sperme) du tube chitineux. |
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| Fig.13.- Tube chitineux
de Dysdera erythrina
(à gauche) et de Tetragnatha
extensa (à droite), en coupes histologiques
tangentielles. |
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| C, cuticule ;
E, épithélium avec ses "boules" de sécrétion
; O, orifices arrondis chez
la première espèce et en fente ("boutonnière")
chez la seconde. |
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Nous avons utilisé comme matériel
d'étude les mâles de 9 espèces d’Aranéides
appartenant à autant de familles et que j’ai
personnellement capturé dans leur biotope : la Mygale
Nemesia caementaria
(Latr.) (Ctenizidae)
(Béziers,34,France) ; Telema tenella
Simon (Telemidae)
(grotte de Can Brixot, La Preste, 66, France) ; Leptoneta microphthalma
Simon (Leptonetidae)
(grotte de l’Espugne, Saleich ,31,France) ; Zosis (Uloborus)
geniculatus
(Olivier) (Mahé, Iles Seychelles) ; Segestria florentina
(Segestriidae)
(Thézan les Béziers, 34,France) ; Pholcus phalangioides
(Fuessl.) (Pholcidae)
(Cessenon,34,France) ; Araniella cucurbitina (Clerck) (Araneidae) (Mont Caroux,34,France) ;
Argyrodes
cognatus (Blackwall)
(Theridiidae) (Mahé, Iles Seychelles) ; Hersilia savignyi
Lucas (Hersiliidae)
(Lunuwilla, Sri Lanka). Après fixation, parfois
sous les Tropiques, ils ont été tous préparés
et examinés en M.E.T. au Laboratoire souterrain du CNRS,
Moulis 09200 (Note1).
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| Fig.
14 - Formation du tube séminifère par invagination
(Ei) de l'épiderme (Ed) dans le sinus hémolymphatique
(H) du tarse. Un "bourgeon" pariétal est
à l'origine de son épithélium glandulaire
(Eg) et de sa partie cuticulaire (T).
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3.1.1- Canal éjaculateur
Les cellules
de l’épithélium sont banales, à peu prés semblables
à celles de l’épiderme,
non spécialisées et dépourvues d’activité
glandulaire. Elles ont une taille réduite, peu
ou pas de microvillosités apicales, un cytoplasme
étroit pauvre en mitochondries, en
réticulum endoplasmique, et un noyau plus ou moins irrégulier renfermant des mottes
périphériques d’hétérochomatine.
Les cellules sont de nature glandulaire, prismatiques
hautes et souvent très sinueuses. Elles reposent
par leurs pôles externes
sur une fine lame basale les séparant
du sinus hémolymphatique palpaire.
Les pôles internes ou apicaux sont orientés vers la cuticule et délimitent avec elle la chambre palpaire externe, plus ou moins spacieuse ;
ils ne présentent pas d’invagination de cet espace
extracellulaire.
La membrane plasmique de ces adénocytes présente des replis augmentant
considérablement sa surface : au niveau des
faces latérales, qui s’engrènent avec celles
des cellules voisins, et surtout au niveau du
pôle
basal (externe) où ce plasmalemme forme un ensemble d’invaginations
(replis) plus ou moins profondes, sinueuses découpant
le hyaloplasme en compartiments de taille variable, enchevêtrés
et dont l’aspect évoque des pédicelles podocytaires (Fig.15).
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| Fig.15.-
Poles basaux d'adénocytes : H, sinus hémolymphatique
; Lb, lame basale ; M, mitochondries
; P, invaginations du plasmalemme
(M.E.T.) |
Photo à remplacer......
De plus, le pôle apical est hérissé de
microvillosités plus ou moins longues et nombreuses,
et diversement réparties. Elles garnissent la
totalité des pôles apicaux, sauf chez Hersilia
où ils
comportent des zones sans microvilli très étendues (Fig.20,21), et chez Pholcus où elles se réunissent
en faisceaux ou en « éventails »
sur des apex d’aspect pédiculisé
(Fig.16 à 18 ).
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| Fig. 16 - Pholcus phalangioides : pôle apical. M.E.T. | Fig. 17- Pholcus phalangioides : pôles apicaux.
M.E.T. |
Fig. 18 - Pholcus phalangioides : pôle apical. Id. |
| Cpe,
chambre palpaire externe ; E, vésicules d'endocytose (pinocytose)
; J, jonction ; Mv, faisceaux ou "éventails" de microvillosités
; R, microorganisme parasite (Rickettsiale ?) . Flèches
rouges : microfilaments dans les microvilli. |
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Les microvillosités d’Argyrodes sont très nombreuses, serrées,
longues d’environ 1700 nm (Fig. ) et
correspondent à la «bordure en brosse» observée dans
les coupes histologiques (Lopez,1977). Celles de Nemesia sont également nombreuses,
régulières, légèrement flexueuses
et atteignent une longueur de 3000 nm (Lopez,1982) (Fig.19).
Chez Leptoneta, elles sont encore présentes
en grand nombre mais décrivent des sinuosités
plus marquées (Lopez,1981) (Fig.20
) tandis que chez Telema, elles sont moins abondantes et relativement courtes (1200 nm) (Fig. ). Celles enfin de Segestria sont très espacées, diversement orientées
et atteignent 2000 nm (Fig. ). Dans tous les cas, les microvillosités contiennent des microfilaments, peuvent
montrer une densification apicale et sont parfois recouvertes (Leptoneta) d’un matériel dense rappelant de la glycocalyx (Fig.
20).
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| Fig. 19 - Nemesia caementaria
: Poles apicaux d'adénocytes M.E.T. |
Fig.20 - Leptoneta microphthalma :
Poles apicaux d'adénocytes M.E.T. |
| Cpe, chambre
palpaire externe ; E, zone d'endocytose ; Ef, épicuticule
fibrillaire ; Eh, épicuticule homogène ; F, fenêtre
; J, jonction sub-apicale ; Mv, microvilli ; V, vésicules
de réticulum. Dans la Fig.20, les
microvilli sont entourées de matériel dense et montrent
parfois une densification apicale (flèches). |
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,
Le noyau siège généralement
dans le tiers basal, est arrondi, ovoïde ou irrégulier,
pourvu d’un nucléole sphérique, d’une hétérochromatine marginale peu abondante, d’un nucléoplasme finement grenu et d’une enveloppe (Fig.22) en nette continuité
avec le réticulum
endoplasmique adjacent
.
Ce dernier est bien développé et
confère à l’ensemble de la cellule son aspect « spongieux »
en microscopie photonique. Il se compose en périphérie
de sacs aplatis (cisternae), garnis de ribosomes sur leur face externe (réticulum granulaire) et, plus au
centre, de vésicules dérivant
manifestement de cet ergastoplasme.
Organites les plus caractéristiques, elles sont
arrondies, régulières, ne portent pas de ribosomes sur la surface de leur membrane (réticulum
lisse ou dégranulisé) et renfermant
un matériel peu dense aux électrons.
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| Fig.
21 - Hersilia
savignyi : adénocytes.
M.E.T. |
Fig. 22- Hersilia savignyi : adénocytes, détail
de la précédente. |
| En, enveloppe
nucléaire ; G, dictyosome (appareil de Golgi) ; J, jonction ; L,
lysosome ; N, noyau ; S, grain de sécrétion ; V, vésicule
du réticulum |
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L’ appareil
de Golgi se compose de dictyosomes typiques formés
par un empilement de quelques saccules incurvés (Fig.21). Chacun
d’eux montre une face externe
ou de formation (versant cis) à laquelle s’incorporent des vésicules
et tubules réticulaires (réseau
cis-golgien), des bords et une face interne
ou de maturation (versant trans) bourgeonnant un réseau trans-golgien avec des tubules et de petites vésicules
rondes. Les dictyosomes d’Hersilia et Argyrodes sont petits, nombreux et tendent à s’éparpiller
dans le hyaloplasme. En revanche, ceux de Telema tenella et Nemesia caementaria ont une taille plus grande et tendent à se
réunir au voisinage du noyau, y dessinant
des images annulaires ou en guirlande (Telema), constituant même une véritable « aire
golgienne » d’aspect spumeux avec les innombrables
vésicules qu’ils ont émises (Nemesia).
La sécrétion est formée par des grains développés à
partir du réticulum et de l’appareil de Golgi, régulièrement arrondis
(sauf chez Argyrodes), de taille très variable,
plus ou moins denses, et résultant parfois (Segestria) de la fusion de deux types, l’un très osmiophile, l’autre plus
clair (Fig.23). Ces grains soint extrudés dans la chambre palpaire externe entre les pieds des microvilli où se manifeste aussi une
endocytose intense traduisant à ce niveau
une capture très active de substances extracellulaires
par des vésicules
de pinocytose particulièrement
nombreuses (Fig.19).
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| Fig. 23 - Segestria florentina : adénocyte
et ses organites. M.E.T. |
| Cpe, chambre palpaire
externe ; G, Golgi (dictyosome) ; Mt, mitochondrie ; Mv, microvilli
N, noyau ; R, réticulum ; S, grains de sécrétion
(2 types). |
Des mitochondries de taille et forme variables sont
présentes dans tout le hyaloplasme, en particulier dans ses compartiments basaux.
Les autres organites
sont des ribosomes libres (polysomes), des microfilaments et
quelques lysosomes
(Fig.20,21).
La cohésion épithéliale est
assurée par l’engrènement latéral
des adénocytes (interdigitations) et par des jonctions, surtout des
zonula adherens sub-apicales (Fig.21)
auxquelles font suite des jonctions
septées de longueur variable.
Son seul caractère
constant est la présence
d’une épicuticule observée
chez les 9 espèces étudiées. Extrêmement
mince et fragile, elle se compose d’une épicuticule externe, claire,
peu contrastée, limitant la cavité du réceptaculum,
et d’une épicuticule interne
dense et osmiophile, deux sous-couches
bien reconnaissables, sauf peut-être chez Pholcus phalangioides et Nemesia caementaria.
►Telema
tenella (Figs.et Schéma
18) possède une cuticule extrémement mince (0,1 µm) correspondant à la « vésicule » des coupes histologiques
(confere supra). Très simple,
elle se réduit à la seule épicuticule, fin liséré sinueux
qui court, en ondulant, au voisinage des apex adénocytaires et est formée par les deux
sous-couches habituelles, externe et interne. Cette épicuticule est continue au niveau de l’épithélium indifférencié, présente comme lui des replis
marqués lorsque la cavité réceptaculaire
ne
loge pas un spermatophore
mais est en revanche
discontinue au dessus des adénocytes dont la sépare
une chambre palpaire
externe étroite.
L’épicuticule
est interrompue à
ce niveau par des pores nombreux, réguliers, arrondis,
larges de 100 à 150 nm. et espacés de 150
à 800 nm. Au pourtour de chacun d’eux l’épicuticule externe, très osmiophile s’invagine
en un petit bourrelet saillant dans la chambre palpaire sous-jacente. Cette dernière
renferme une substance granuleuse occupant aussi la cavité
du receptaculum.
Renumérotation en cours....
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| Fig.18.- Telema
tenella : lumière
du réceptaculum, cuticule, chambre palpaire
externe, apex adénocytaires |
Schéma Telema tenella .-
Epithélium, cuticule. Schéma |
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| A, adénocytes ; Cpe (2), chambre
palpaire externe ; E, épicuticule; Ee, é.externe
; Ei, é.interne ; L, lumière ; Mv, microvilli ;
P, pore (M.E.T.) |
||
►Leptoneta microphthalma
(Fig. , ; Schéma
19) se singularise d’abord par une épicuticule qui est dépourvue
de pores, donc ininterrompue
(Lopez,1981a ; Lopez,1985). L’épicuticule
externe correspond
au liséré péricavitaire des coupes
histologiques, a une épaisseur uniforme (environ
400 °A) et paraît se composer de 3 feuillets : deux
sombres en encadrant un plus clair. L’épicuticule
interne a par contre
une épaisseur variable pouvant atteindre 5 µm
dans le réservoir. Elle est
constituée d’un matériel peu dense aux
électrons, le plus souvent granuleux, parfois fibrillaire
et se confondant avec la « chambre palpaire
interne »
en microscopie photonique.
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| Fig. - Leptoneta microphthalma
: lumière du réceptaculum,
cuticule, chambre palpaire externe, apex
adénocytaires. M.E.T. |
Fig. - Leptoneta microphthalma
: lumière et paroi du réceptaculum,
cuticule, chambre palpaire externe, apex
adénocytaires, autre coupe. M.E.T. |
| A,
adénocytes ; Ee, épicuticule externe
; Ef, endocuticule fibrillaire ; Ei, épicuticule interne
; Eh, endocuticule homogène fenestrée ; F, fenêtre
; L, lumière ; Mv, microvilli ; 2, chambre palpaire externe.
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L’endocuticule se distingue de toutes les autres
espèces par sa structure originale.
Dense, homogène et d’épaisseur constante
(0,5 µm) dans le canal
éjaculateur (Fig….), elle montre
en revanche deux couches très
différentes dans la plus grande partie du réservoir. La plus externe est très contrastée,
homogène, mais discontinue et d’aspect « fenestré » ;
elle se compose d’anneaux espacés, plus ou moins anastomosés,
qui encerclent le réservoir
et entre lesquels s’insinue un matériel peu dense semblable
à celui de l’épicuticule
interne (Fig.
..). La plus interne se situe entre la précédente
et l’épithélium sous-jacent ; elle se compose de deux strates
moyennement denses aux électrons, d’épaisseur
assez constante, fibrillaires et montrant aussi la structure
en arceaux propre à l’endocuticule
(Fig. …).
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| Schéma - Leptoneta
microphthalma . M.E.T. |
Schéma - Pholcus
phalangioides . M.E.T. |
Schéma - Segestria
florentina. M.E.T. |
Schéma - Nemesia
caementaria. .M.E.T. |
| A, adénocytes ; Ee, épicuticule
externe ; Ef, endocuticule fibrillaire ; Eh, endocuticule homogène
; Ei, épicuticule interne ; En, endocuticule ; Ep,
épicuticule ; Ex, exocuticule ; F, fenêtre
; L, lumière ; Mv, microvillosités ; P ou Pp,
pore épicuticulaire ; Pn, pore endocuticulaiure ; 2, chambre
palpaire externe. |
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►Pholcus phalangioides
(Schéma
19) présente une partie cuticulaire repérée en histologie
sous le nom de « diaphragme anhiste »
mais apparue discontinue lors de l’ examen ultrastructural
sommaire associé (Lopez,1974b). Epaisse d’environ
5 µm, elle se compose d’ une épicuticule externe percée de pores, d’un espace étroit occupé
par des fibrilles correspondant peut-être à
l’épicuticule
interne dissociée,
et d’endocuticule. Cette dernière est elle-même
formée par deux couches rappelant celles de Leptoneta : une externe homogène mais largement fenestrée
et une interne fibrillaire. Les fenestrations sont sinueuses, irrégulières
et semblent interrompre toute l’épaisseur de l’endocuticule en des zones limitées (Lopez,1985d).
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| Fig. - Pholcus phalangioides : cuticule et lumière
contenant des gamètes. M.E.T. |
Fig. - Pholcus phalangioides : cuticule et gamètes,
détail. M.E.T. |
| Ee,
épicuticule externe ; Ef, endocuticule fibrillaire ; Ei, épicuticule
interne ; Eh, endocuticule homogène ; F, ses fenêtres
; L, lumière ; Ma, matériel amorphe ; Sp, spermatozoïdes
avec leur coque d'enkystement (K), leur noyau (N) et leur flagelle
(F ) (Fig. ). Flèches : pores de l'épicuticule externe. |
|
►Chez Segestria florentina (Schéma
19) l’épicuticule
est plus ou moins épaisse et ajourée également
par de petits pores à
répartition discontinue. L’endocuticule sous-jacente est très
développée (près de 8 µm) et formée
par deux couches bien distinctes :
l’endocuticule externe, superficielle,
monostrate, densément fibrillaire ; l’endocuticule interne, profonde, plus
épaisse, stratifiée et assez claire. Ces deux
couches sont interrompues par de grands pores
(diamètre : 5 à
6 µm) beaucoup plus larges que ceux de l’épicuticule et montrant une structure
complexe originale.
Sur le pourtour de chaque orifice,
l’endocuticule
externe s’invagine en un bourrelet circulaire infundibuliforme paraissant
« serti » dans l’endocuticule interne et comme dédoublé en « bobèche »
(Schéma, Fig…). De plus, l’épicuticule recouvre l’ouverture de chaque grand pore à la manière d’un
diaphragme épaissi en son centre et, dans sa périphérie,
percé de nombreux petits pores. Elle
pourrait correspondre au « tube interne de chitine bleue »
(Harm, 1931) et à la «membrane palpaire interne» (Lopez,1977a ;
Lopez,1977b).
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| Fig.
- Segestria florentina :- Cuticule
et ses pores. M.E.T. |
Fig.
- Segestria florentina : Dédoublement
de l'endocuticule externe. M.E.T. |
| A,
pôle apical d'adénocyte ; B, "bobèche" ; D, invagination
; En, endocuticule interne (Eni) et externe (Enx) ; Ep, épicuticule
et ses petits pores (flèches, Pp) ; L, lumière ; Pn,
grand pore. 2, chambre palpaire externe. |
|
►
Chez Nemesia
caementaria (Schéma 19), la partie
centrale de la cloison médio-bulbaire surmontant les microvilli présente
une cuticule épaisse (environ 20
µm) ajourée par des canaux poraires. Ils sont nombreux, souvent larges
à leur base de plus de 1 µm, irréguliers,
plus ou moins flexueux et souvent ramifiés (Lopez,1982).
Ces canaux traversent 3 des couches cuticulaires : l’endocuticule reconnaissable à sa stratification,
l’exocuticule, plus homogène et enfin,
une épicuticule qui présente des pores ; Chaque canal émet à son extrémité
apicale un réseau divergeant de canalicules, les
tubules épicuticulaires. Les uns s’insinuent
entre la cuticule chitineuse et l’ épicuticule ; les autres traversent cette dernière au niveau des pores pour s’ouvrir dans la cavité
du réceptaculum, établissant ainsi une liaison
directe, bien qu’étroite, entre la lumière
et la chambre palpaire
externe.
► Chez Hersilia savignyi (Schéma. 20, Fig. ), la paroi réceptaculaire (épaisseur :
7,5 µm) montre une épicuticule à disposition très
particulière, une couche d’endocuticule externe et une endocuticule interne fenestrée.
L’épicuticule n’est pas uniformément parallèle
à l’endocuticule sous-jacente mais se soulève
en replis faisant saillie dans la cavité réceptaculaire. Ces replis sont tous inclinés dans le
même sens, plus ou moins arqués, ont l’aspect
de digitations courbes lorsque le receptaculum a été coupé en long et présentent
tous, au niveau de leur apex, un pore occupé par des tubules épicuticulaires en « bouquet ».
L’endocuticule
externe est mince
et fibrillaire. L’interne en revanche est épaisse, homogène,
dense aux électrons et ajourée par un ensemble de fenestrations remarquablement nombreuses, intercommuniquantes,
comme «ramifiées» et lui conférant
un curieux aspect en « dentelle ».
Plusieurs de ces fenestrations correspondent à un seul
repli épicuticulaire.
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| Fig.
-Hersilia savignyi : Cuticule et
chambre palpaire externe. M.E.T. |
Fig. - Hersilia savignyi : Détail
de la cuticule (rotation 90°). M.E.T. |
| A,
pôle apical d'adénocyte ; Ee, épicuticule
externe ; Ef, endocuticule externe fibrillaire ; Eh, endocuticule
interne fenestrée ; Ei, épicuticule interne ; F,
fenestration endocuticulaire ; L, lumière ; Mv, microvilli des
adénocytes ; R, repli épicuticulaire ; 2, chambre
palpaire externe. Flèches jaunes
: tubules épicuticulaires en "bouquet" ; flèches rouges
: liséré d'épicuticule externe. |
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| Fig. - Hersilia savignyi : autre détail
de la cuticule. Repli et tubules. M.E.T. |
| Ei, épicuticule interne
; L, lumière ; R, repli d'épicuticule ; Te,
tubules épicuticulaires . Flèches rouges
: épicuticule externe |
Renumérotation en
cours.....
► Chez les 3 dernières espèces
(Araniella cucurbitina, Argyrodes cognatus, Zosis geniculatus)(Schémas 20), la paroi réceptaculaire, épaisse respectivement de
4 µm, 10 µm et près de 4 µm)
montre encore de l’épicuticule se soulevant comme chez Hersilia en replis intra-cavitaires, une couche d’endocuticule externe fibrillaire, plus nette toutefois que précédemment,
et une couche d’endocuticule interne.
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| Fig. - Araniella cucurbitina :
cuticule, adénocytes. M.E.T. |
Fig. - Araniella
cucurbitina - : cuticule, adénocytes.
Détail . M.E.T. |
| A, adénocytes
; Ef, endocuticule fibrillaire ; Eh, endocuticule homogène
; Ei, épicuticule interne ; F, fenêtre
; L, lumière ; Mv, microvillosités ; R, repli
épicuticulaire. Flèches : épicuticule externe. |
|
Les replis de l’épicuticule ont l’aspect de courtes « digitations »
ou de « pendeloques » lorsque le
tube séminifère est coupé longitudinalement.
Contrairement à ceux de Nemesia et d’ Hersilia, ils
ne présentent aucune solution de continuité
de sorte que l’épicuticule paraît bien ininterrompue
d’un bout à l’autre du receptaculum.
L’endocuticule
interne est toujours épaisse, homogène,
mais interrompue comme chez Nemesia et Hersilia par des fenestrations. Ces dernières sont étroites,
allongées, grossièrement parallèles
les unes aux autres, de section elliptique dans les coupes
tangentielles ou très obliques et ainsi responsables des images en « boutonnières »
de la microscopie optique. Une seule d’entre elles et non plusieurs
comme chez Hersilia, correspond
à chaque repli ou digitation épicuticulaire.
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| Hersilia savignyi. |
Araniella
cucurbitina |
Argyrodes
cognatus |
| Schémas 20.- A, adénocytes
; Ee, épicuticule externe ; Ef, endocuticule fibrillaire
; Eg, endocuticule "fragmentée" ; Eh, endocuticule homogène
; Ei, épicuticule interne ; F, fenêtre
; L, lumière ; Mv, microvillosités ; R, repli ("digitation")
épicuticulaire ; T, tubules ; 2, chambre palpaire
externe. (Schémas M.E.T.) |
||
Dans le cas d’ Argyrodes, la partie profonde ou basale de
l’endocuticule
interne semble se fragmenter
en une série de petits blocs anguleux et plus ou moins « effilochés »
au contact de l’endocuticule fibrillaire (Fig. , ).
|
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| Fig. - Argyrodes cognatus : cuticule, adénocytes.
M.E.T. |
Fig. - Argyrodes cognatus : cuticule (rotation
90°) |
Fig. - Argyrodes cognatus : endocuticule
|
| A, adénocytes
; Ef, endocuticule fibrillaire ; Eh, endocuticule homogène
avec ses parties superficielle (Eh1) et basale fragmentée
(Eh2); Ei, épicuticule interne ; F, fenêtre
; L, lumière ; Mv, microvillosités ; R, replis
épicuticulaires. Flèches : épicuticule externe.
2 : chambre palpaire externe (non visible dans Fig. ). |
||
3.3 -Rapports de l’épithélium
et de la partie cuticulaire
Ils
diffèrent selon que l’épithélium est continu, avec ou sans culs de sac, ou réellement discontinu.
► L’épithélium est continu chez Nemesia
(Mygalomorphe), Telema, Leptoneta, Pholcus, Araniella, Zosis (Araneomorphes)
et n’adhère à la cuticule (Tube chitineux) qu’en bordure de la zone ajourée par des orifices, fenestrée ou, tout au moins, différenciée (Leptoneta). Il se présente comme une
membrane plus ou moins plissée comprise entre
le sinus hémoplymphatique et la chambre palpaire externe, cette cavité é»tant
continue, non compartimentée. Il n’existe aucun
rapport entre le nombre des replis épithéliaux, probablement transitoires, et celui
des pores ou fenestrations qui doit être constant.
► L’épithélium est également continu mais
forme des culs de sac permanents (Argyrodes, Hersilia) , plus ou moins profonds, étroits
et sinueux ou globulaires. Ils ont ainsi l’aspect d’ « acini »
signalé dans les coupes histologiques, au point
d’y paraître totalement indépendants de la
partie cuticulaire (confere supra)
(Lopez,1977b ; Lopez,1977c)
Dans le cas d’Argyrodes, chaque cul de sac épithélial semble entrainer avec lui de l’endocuticule fibrillaire et des « fragments »
d’endocuticule
fenestrée (partie basale). De plus, il
est en rapport avec une seule fenestration endocuticulaire et le repli d’épicuticule correspondant.
Chez Hersilia l’endocuticule n’accompagne pas les culs de sac. Ils ont l’aspect de poches globuleuses
juxtaposées et plus ou moins « pédiculisées »
car leur épithélium est extrêmement lâche.
Chacun d’eux est en rapport avec plusieurs fenêtres endocuticulaires.
► L’épithélium est réellement discontinu
(Segestria). Il forme encore des culs de sac permanents, de forme globuleuse
mais cette fois bien individualisés et isolés les uns des autres.
Chacun d’eux entre en rapport très étroit
avec la cuticule car
il s’insère isolément au pourtour d’un grand pore, son groupe de cellules épithéliales
prenant
attache à ce niveau sur l’endocuticule et son bourrelet échancré et correspondant,
vraisemblablement, à une « rosette »
de Harm (1931).
Il résulte de ces différentes descriptions
que l’épithélium
sécréteur du tube séminifère est isolé de la composante cuticulaire par une cavité d’importance
variable, la chambre palpaire externe. Elle renferme
presque toujours un matériel finement granuleux, peu dense aux
électrons, de nature sécrétoire et qu’ont élaboré les
adénocytes sous-jacents. Ce matériel
se retrouve dans les fenestrations endocuticulaires (Nemesia, Hersilia, Araniella, Argyrodes, Zosis) et au delà, dans les replis épicuticulaires des 4 dernières espèces.
Lorsque ces derniers sont ininterrompus (Araniella, Argyrodes, Zosis), le
matériel sécrétoire ne peut passer
dans la lumière du receptaculum ou inversement en provenir car il
n’existe aucune voie de communication avec elle. En revanche,
les discontinuités de l’épicuticule dans le cas d' Hersilia permettent à l’ensemble des
cavités pariétales
d'être en rapport trés limité
mais bien réel avec la lumière.
Commentaires
1
- Au point de vue anatomique, l’étude ultrastructurale montre que la paroi
du réservoir séminifère (receptaculum seminis)
► est dépourvue
de cellules sécrétantes à canaux
individuels (
classe 3 selon Noirot et
Quennedey, 1974).
►comporte bien un épithélium
glandulaire uniquement constitué par des adénocytes
de classe 1 (toujours selon Noirot et Quennedey, 1974), riches en réticulum, appareil de Golgi, grains de sécrétion)
et pouvant
former des culs-de-sac plus ou moins globuleux
simulant, en histologie
sommaire, des glandes acinoïdes séparées
(Harm,1931,1934 ; Lamoral, 1973).
►que cet épithélium
est également absorbant
( microvillosités
apicales, endocytose intense, replis basaux du plasmalemme).
► qu’il existe
bien une « chambre palpaire externe »
(Lopez,1977b ; Lopez,1977c) correspondant à un
espace extracellulaire particulièrement vaste situé entre le même épithélium et la
paroi cuticulaire sus-jacente, renfermant
un matériel
sécrétoire
que les adénocytes élaborent mais
aussi réabsorbent.
►que cette paroi, bien qu’extraordinairement variée
d’une famille à l’autre, présente toujours deux composantes, à l’ exception de
Telema :
♦ une endocuticule à
couche externe de texture fibrillaire lâche, correspondant
vraisemblablement à la « membrane palpaire
externe », et à couche interne fenestrée
par des canaux-poraires.
♦
une épicuticule
qui est soit ininterrompue mais peut alors former des
replis ou délimiter une « chambre palpaire
interne » (Lopez,1977b
; Lopez,1977c) en regard des fenestrations
endocuticulaires, soit interrompue par des pores libres ou qu’occupent
des canaux (tubules) épicuticulaires.
2 - Au point de vue
fonctionnel, le tube
séminifère du bulbe a une activité
sécrétrice par son épithélium
glandulaire. Ce dernier
soustrait du liquide au sinus hémolymphatique sous-jacent par ses replis adénocytaires basaux riches en mitochondries et élabore
des glycoprotéines (réticulum, Golgi). Il produit ainsi les grains d’une sécrétion qui est libérée dans la chambre palpaire externe et l’emplit sous forme d’un matériel
fluide peu dense aux électrons. Mais l’épithélium
est également susceptible de résorber la
même sécrétion au niveau des pôles apicaux de ses adénocytes car ces derniers sont riches en
microvilli et montrent une endocytose très active. Elle passerait
ainsi dans le hyaloplasme, gagnerait les cavités du
réticulum et de là, le sinus hémolymphatique sous-jacent.
La sécrétion permet à l’Araignée mâle d’effectuer son induction spermatique en étant réabsorbée dans un premier temps, et l’éjaculation secondaire, en étant réémise dans une seconde étape, qu’elle se confine à la paroi du réceptaculum lorsque son épicuticule n’est pas perforée (Leptoneta, Zosis, Araniella, Argyrodes), ou qu’elle puisse pénétrer dans sa cavité (du moins dans celle de la chambre palpaire interne) par des orifices pariétaux très variés (Nemesia, Telema, Pholcus, Segestria, Hersilia), La sécrétion épithéliale se présente en effet comme un « liquide moteur » assurant les déplacements du sperme, sa circulation étant « libre », lorsque l’épicuticule est perforée, ou limitée à la paroi réceptaculaire lorsqu’elle est ininterrompue. Chez Leptoneta, il se produirait toutefois une imbibition de l’ épicuticule interne à structure très lâche plutôt qu’un flux liquidien dans des cavités préformées.
♦ L’induction spermatique
est un phénomène fort curieux, apparemment unique dans le règne
animal comme l’organe copulateur qu’elle implique.
Le sperme
a été préalablement déposé
sur la toile spermatique par
«masturbation» et éjaculation primaire, sous contrôle des sensilles gonoporales et après adjonction éventuelle
du produit des glandes
épigastriques prégonoporales. Il est alors recueilli
par le mâle d’ Araignée avec ses bulbes palpaires.
Cet acte a reçu diverses appellations anglo-saxonnes
: « Sperma-Aufnahme » ou « Tasterfüllung » en langue allemande ; « Sperm induction »,
introduit par Montgomery (1903) en langue anglaise et
très utilisé depuis. Jugeant le dernier terme
plus explicite que « remplissage des tubes séminifères »
(Millot, 1949), je l’ai adopté volontiers en le francisant
car il ne dissone pas (Lopez,1977b ; Lopez,1977c).
L’induction spermatique a été observée pour
la première fois par Menge (1843) et depuis, maintes fois
décrite chez de nombreuses espèces d’Araignées
par U.Gerhardt et autres zoologistes. Il s’agit d’une manoeuvre
imprévisible et d’observation délicate, facilitée
toutefois dans les familles où se produisent des accouplements
itératifs (Linyphiidae):
ainsi, l’ induction est bien repérable chez les Erigoninae et surtout les
Linyphiinae car elle y survient
entre deux copulations
successives.
L’acte perceptible est une immersion
simultanée ou alternative des emboli dans la
masse spermatique, soit à travers les mailles de la toile et
peut-être aussi la sécrétion épigastrique ( induction indirecte : « Indirekte Sperma-Aufnahme » de Gerhardt), soit sans traverser le
tissu soyeux et sa doublure (induction directe : « Direkte Sperma-Aufnahme » de Gerhardt) (Fig. Schémas).
|
| Fig.
Induction indirecte (Dinopide), à travers la toile
spermatique (T) . P, palpes et bulbes. (d'après Clyne) |
Il est admis classiquement que l’induction spermatique est soit un simple phénomène de « capillarité » admis
sans restriction (Millot, 1968 ; Lamoral, 1973, Foelix
1982), soit lié à une réabsorption de
sécrétats, les zoologistes qui envisagent cette
deuxième hypothèse (Harm, 1931 ; Cooke,
1966) la jugeant d’ailleurs peu satisfaisante.
L’étude ultrastructurale au
M.E.T. (Lopez,1985d)
montre que l’induction, tout
comme l’éjaculation secondaire qui lui fera suite, est sous la dépendance d’un mécanisme
beaucoup plus subtil, déjà entrevu lors
de l’examen histologique (Lopez,1977b
; Lopez,1977c), déniant au tube séminifère le rôle d’une simple « pipette »
et associant, dans les deux cas l’activité de
l’épithélium et la mobilisation originale d’un système « membranaire ».
Il s’agit d’un mécanisme actif
reposant sur une mobilisation liquidienne et mettant en
jeu, d’une part les adénocytes
épithéliaux, d’autre part
la paroi cuticulaire et surtout son épicuticule
qui doit jouer un rôle
important dans le fonctionnement du réservoir.
Lors de l’induction, le liquide serait
résorbé massivement au niveau
des pôles apicaux adénocytaires. Il se
produirait ainsi une chute brutale de la pression
intra-cavitaire, cette dépression active expliquant
beaucoup mieux l’ascension du sperme dans le bulbe et son tube séminifère
que d’ hypothétiques
«forces capillaires ».
♦ L’éjaculation secondaire est l’émission
du sperme dans les voies
génitales femelles lors de
l’accouplement effectué dans des positions
trés diverses (Fig. ). Cette copulation est réalisée en insérant un
seul style ou les deux, soit simultanément, soit
en alternance (Fig. ).
|
|
|
| Pholcus
phalangioides : Accouplement |
Leucauge
argyra : Accouplement |
Tetragnatha extensa
: Accouplement |
| F, femelle ;
M, mâle ; P, palpe (s) Photos A.L. |
||
L'éjaculation secondaire procèderait d’un mécanisme inverse : émission brutale d’une sécrétion abondante qui emplit la chambre palpaire externe, traverse l’endocuticule, refoule l’épicuticule, rend ses replis turgescents, réduit d’autant le volume du réservoir, y provoque une hyperpression et en chasse ainsi le contenu gamétique. Dans les cas où elle envahit la lumière, cette même sécrétion dilue le sperme, le fluidifie et joue en outre un rôle lubrificateur pendant l’accouplement. Ainsi, chez Telema tenella, la circulation liquidienne que ne semble entraver aucun obstacle serait en rapport vec l’existence d’un spermatophore volumineux (confere supra) et en faciliterait la mobilisation. Hersilia représente un cas « intermédiaire » complexe car son receptaculum montre à la fois des replis et des perforations épicuticulaires ; il permettrait à la fois un passage direct de liquide et l’augmentation de volume des replis. Dans le cas des Argyrodes où l’épicuticule semble pourtant continue, il est possible qu’une sécrétion gagne la lumière du réceptaculum seminis en une zone pariétale indéterminée et soit à l’origine de l’obturateur amorphe (« mating plug ») que le mâle met en place durant la copulation.
♦ Il ressort de cette étude que
le transfert spermatique fait intervenir un jeu subtil
de pressions et dépressions provoquées dans le
tube séminifère par les déplacements
de la sécrétion épîthéliale
dont le rôle essentiel est bien ainsi mécanique.
En ce qui concerne les hematodochae propres
aux Entélégynes, il semblerait que leur dilatation par l’hémolymphe ne provoque pas une compression
du bulbe, à paroi résistante,
mais plutôt une extrusion de l’embolus et l’érection
des autres sclérites ; ainsi assureraient-t- elles une meilleure coaptation du palpe mâle avec l’épigyne femelle
et ses structure annexes (Fig. )
3 - Au point de vue systématique, des différences
parfois considérables se manifestent entre les 9
espèces, et donc familles, étudiées
comparativement. Malgré les
difficultés techniques de son étude, l’ultrastructure du tube séminifère
peut apporter une aide complémentaire non négligeable
dans l’établissement ultérieur d’une classification
des Araignées plus cohérente, au même titre que le tégument et
ses poils, normaux ou spécialisés (Lehtinen,
1975).
Les caractères ultrastructuraux
des Aranéides sont en effet moins impliqués
dans l’adaptation à l’environnement
que les caractères «macromorphologiques»
(Lehtinen,1978). Ils paraissent spécialement utiles pour définir
les taxons au niveau familial, plus rarement générique :
la cuticule de Nemesia peu différente de la «chitine» tégumentaire, celle de Leptoneta imperforée mais dont l’endocuticule est remarquablement épaisse, une paroi très
fine réduite à la seule épicuticule chez Telema tenella, les pores complexes
et les poches épithéliales de Segestria, les pseudo-acini
d’Hersilia ainsi que les culs-de-sac décrits chez Araniella et Argyrodes doivent être caractéristiques de leurs
familles respectives (Ctenizidae,
Leptonetidae, Telemidae, Segestriidae, Hersiliidae, Araneidae, Theridiidae). L’aspect histologique présenté par
le tube séminifère des autres genres ou espèces appartenant à
ces mêmes groupes taxonomiques
laisse en effet présager une structure fine
semblable par extrapolation.
La famille des Telemidae apparait notamment comme
bien distincte de celle des Leptonetidae, auxquels Fage (1913)
les avait rattachés, car elle possède non
seulement un tube séminifère beaucoup plus simple, mais aussi une seule spermathèque originale et surtout des gamètes mâles «conditionnés»
dans un spermatophore.
4 - Au point de vue phylogénique enfin, il semble
bien exister une relation entre l’ultrastructure du tube séminifère
et certains groupements familiuaux, considérés
souvent comme trop artificiels par les arachnologistes : Cribellates et Ecribellates,
et surtout, Haplogynes et Entélégynes.
Seule représentante des Orthognatha ou Mygalomorphae considérés
comme plus « primitifs » que les
Labidognathes (Araneomorphae), Nemesia caementaria présente un receptaculum à
épithélium
glandulaire « normal »
mais à composante cuticulaire peu différenciée. Avec de grands canaux poraires,
cette dernière se rapproche beaucoup plus du tégument,
dont on sait qu’elle n’est qu’une « invagination »
embryologique, que le tube chitineux des
autres espèces.
De son côté Zosis geniculatus, le seul Cribellate
que nous ayons étudié, possède des replis épicuticulaires comme les Ecribellates
Araniella et Argyrodes. Ces replis se présentent donc comme un nouveau caractère homologue ou synapomorphique ; il confirmerait une théorie selon laquelle
le deuxième groupe s’apparenterait plus étroitement
aux Araignées cribellates qu’on ne l’admet d’ordinaire et pourrait bien en dériver.
Chez les Haplogynes (Telema, Leptoneta, Pholcus, Segestria), le bulbe du mâle est
dépourvu d’haematodocha et montre en général une simplification
parallèle de la cuticule réceptaculaire. Sa paroi « chitineuse »
est en effet réduite à la seule épicuticule (Telema),
dépourvue de perforations (Leptoneta), ajourée par de larges pores (Segestria) ou formée de couches assez peu
différenciées ( Pholcus).Une telle simplification pourrait être mise
en parallèle vec celle des voies génitales femelles.
Chez les Entélégynes, le bulbe copulateur est pourvu d’une ou plusieurs haematodocha(e). La cuticule de son receptaculum est épaisse, rigide, ajourée par des fenestrations transversales
et surtout, comporte une épicuticule continue.
La simplification de la cuticule réceptaculaire des Haplogynes mâles pourrait être mise en parallèle
avec celle des voies génitales de leurs partenaires. De même les caractères
particuliers de cette cuticule chez les Entélégynes, permettent de supposer que la pression qu’elle assure
en cours d’éjaculation
secondaire surmonte les résistances de voies génitales femelles souvent très complexes.
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.
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